Chef : Kathy Bernard
Dans cette section, on se consacre avant tout à la mise au point de techniques d’identification rapide des bactéries atypiques. Par exemple, la Section de bactériologie spéciale a procédé à l’analyse des lettres contaminées par le bacille du charbon en 2001 et a participé au redressement à la suite du tsunami qui a frappé l’Asie en 2005. L’équipe peut contribuer à la préparation et aux interventions d’urgence en cas de désastre naturel ou provoqué de façon délibérée.
La Section, qui existe depuis 35 ans, mène des recherches et offre des services de référence nationaux et internationaux relativement à une grande variété de bactéries rares, difficiles à identifier, considérées comme de nouveaux pathogènes pour l’humain ou n’ayant jamais été associées auparavant à des maladies humaines.
Ces efforts se sont traduits par des descriptions de nouveaux genres et de nouvelles espèces, de nouvelles observations modifiant les descriptions de taxons existants, l’établissement de liens entre des bactéries auparavant considérées comme « non pathogènes » et des maladies humaines ainsi que des invitations à écrire des articles sur ces sujets. On a témoigné à Kathy Bernard une reconnaissance internationale en nommant la bactérie Arcanobacterium bernardiae en son honneur.
L’expertise acquise dans le domaine de la systématique bactérienne de ces pathogènes rares ou inhabituels a entraîné une forte demande de consultations à l’occasion de forums internationaux tels que l’assemblée générale annuelle de l’American Society for Microbiology ainsi que des demandes pour prononcer des conférences et pour animer des ateliers sur le sujet, pour participer aux travaux de sous‑comités internationaux sur la systématique bactérienne et pour représenter le Canada lors de rencontres internationales à l’occasion desquelles on discute de ces bactéries pathogènes ou des maladies qu’elles causent. Ces activités ont été suivies par la revue de lignes directrices nationales d’intervention pour les maladies de type diphtérie.
En raison de son expertise dans l’étude des pathogènes rares, le personnel de la Section de bactériologie spéciale offre depuis 1999 des services de laboratoire relativement aux agents bactériens utilisés lors d’attaques bioterroristes. La Section a notamment joué un rôle de conseiller lors de rencontres de consensus pour l’élaboration d’un plan national d’intervention pour les laboratoires, a aidé à la planification à l’échelle provinciale, au Manitoba, et à l’échelle municipale, à Winnipeg, a agi à titre de centre de référence fédéral du Laboratoire national de microbiologie (LNM) et a établi des liens avec les États‑Unis en vue d’interventions transfrontalières en devenant membre du Laboratory Response Network des États‑Unis.