WINNIPEG (Manitoba) – Des scientifiques au Laboratoire national de microbiologie de l’Agence de la santé publique du Canada ont fait une découverte qui pourrait permettre de faire des tests diagnostiques de dépistage de l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) exacts sur des animaux vivants plutôt que sur des cadavres, comme à l’heure actuelle.
Travaillant de concert avec des scientifiques des laboratoires de référence de l’Agence canadienne d’inspection des aliments pour l’EST, du Federal Research Institute for Animal Health de l’Allemagne et de l’Université du Manitoba, les chercheurs ont découvert qu’un changement de taux d’une protéine dans l’urine de bovins dénote la présence d’ESB avec 100 % d’exactitude dans un petit ensemble d’échantillons. Il a également été établi que des changements dans l’abondance relative d’un ensemble de protéines coïncidaient avec le progrès de la maladie.
« Nous avons bon espoir qu’un jour, les connaissances issues de cette étude permettront d’analyser des bovins vivants », explique le Dr David Knox, scientifique au Laboratoire national de microbiologie et chercheur principal pour l’étude publiée dans Proteome Science. « De plus, il sera peut être possible d’élaborer des tests semblables pour dépister d’autres encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST) chez d’autres espèces, dont les humains », ajoute t il. Chaque année au Canada, on dénombre environ 30 cas de maladie de Creutzfeldt-Jakob classique (non reliés à la consommation de bœuf). Une analyse d’urine pourrait aider les médecins à poser des diagnostics éventuels chez des personnes atteintes de démence d’origine inconnue.
Les scientifiques ont analysé les protéines dans des échantillons d’urine prélevés sur quatre vaches infectées et quatre vaches saines du même âge au cours de la maladie. Ils ont constaté qu’il était possible de suivre le progrès de la maladie d’après les changements au niveau de l’abondance d’un ensemble de protéines, ce qui pourrait servir à évaluer les traitements potentiels.
« Nous avons bon espoir qu’un jour, cette importante découverte débouchera sur l’élaboration d’un test diagnostique utile qui simplifiera la surveillance et réduira les coûts », mentionne Stefanie Czub, gestionnaire de la division de la virologie et de l’assurance qualité de l’Agence canadienne d’inspection des aliments.
Les journalistes peuvent accéder à l’étude pendant l’embargo via le lien suivant : http://www.proteomesci.com/imedia/2140377469199998_article.pdf?random=579839
Après publication, les résultats de l’étude seront accessibles sur : http://www.proteomesci.com/
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