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(Musique d’intro)
Titre : Agence de la santé publique du Canada
Titre : Laboratoire national de microbiologie - Programme des maladies entériques : Identification et sérotypage
Le groupe Identification et sérotypage fait partie du Programme de bactériologie et des maladies entériques du Laboratoire national de microbiologie. Ce groupe est responsable de la caractérisation des pathogènes bactériens d’origine alimentaire et hydrique.
L’identification en laboratoire permet d’établir l’espèce du pathogène bactérien et est parachevée par des tests biochimiques. La capacité du pathogène à croître dans un milieu de culture spécialisé et les modifications qu’il entraîne dans ce milieu, par exemple la production de gaz ou un changement de couleur mis en évidence par l’indicateur, favorisent l’identification. Dans le cadre du Programme des maladies entériques, des pathogènes d’origine alimentaire comme E. coli et Salmonella, de même que d’autres pathogènes entériques, sont régulièrement décelés.
Le sérotypage permet de caractériser plus en profondeur les pathogènes bactériens et fournit des données supplémentaires lorsqu’on tente de diagnostiquer une maladie humaine. Par exemple, on a identifié les espèces d’un pathogène en particulier comme des « E. coli », mais une caractérisation plus détaillée a révélé qu’il s’agit du sérotype « O157 ». Le fait que ce sérotype a été isolé dans un produit alimentaire permet d’en savoir davantage sur la chaîne des événements ayant causé la maladie. Comme de nombreuses personnes sont tombées malades à cause du même sérotype, on obtient une preuve de plus indiquant une éclosion attribuable par cet organisme.
L’antisérum est le principal réactif de laboratoire nécessaire à la réalisation d’un sérotypage. On le produit au Laboratoire national de microbiologie en se conformant à des procédés de contrôle de la qualité et d’assurance de la qualité certifiés ISO. Les antisérums spécifiques que l’on ne peut obtenir dans le commerce sont fournis à nos laboratoires clients.
La réaction de sérotypage est réalisée sur une lame de verre propre sur laquelle on mélange l’antisérum avec le pathogène bactérien. Lorsque le résultat est positif, on observe un agrégat de cellules appelé agglutination. Cette dernière est causée par la réaction entre l’antisérum connu et un antigène précis de la bactérie.
On fait appel au test sérologique en tube pour confirmer le test sur lame. Une fois de plus, un résultat positif est révélé par une agglutination.
Les résultats de laboratoire sont envoyés au laboratoire qui les a demandés, habituellement un laboratoire clinique de microbiologie d’une province, et ces résultats permettent de caractériser de façon précise le pathogène responsable de la maladie. Les laboratoires provinciaux, le Laboratoire national de microbiologie et d’autres groupes qui collaborent et font partie du réseau PulseNet Canada utilisent ces résultats pour permettre la détection des éclosions de maladies d’origine alimentaire et mettre en œuvre des mesures.